Gros plan sur LadyBug, talentueuse street artiste nantaise

– Peux tu te présenter à nos lecteurs?

Je suis Ladybug, une street artiste mais pas une graffeuse. Je ne fais ni lettrage ni graff. Avant j’étais graphiste free-lance je faisais essentiellement de la mise en page technique en agence. Je ressentais de plus en plus le besoin de travailler dans un environnement où l’éthique primait car j’étais de plus en plus en désaccord avec les clients pour lesquels je travaillais et c’est au détour d’un questionnement existentiel que le besoin de peindre s’est fait ressentir. J’ai commencé le pochoir en 2015 et depuis 2018 j’en vis.

– Comment en es tu arrivée au street art?

J’ai du faire face à deux défis pour me reconnecter à moi même, le premier de ne plus faire ce blocage que je faisais depuis des années par rapport au dessin, et le deuxième de sortir de chez moi. J’ai cherché une technique rapide à réaliser dans la rue, et me suis dirigée vers le pochoir, le pointillisme sur grand format. Ça a été une démarche thérapeutique.

– Avec quel artiste mort ou vivant aimerais tu avoir une conversation sur l’art?

Je suis plus attachée aux œuvres, l’émotion qui se dégagent d’elles plutôt qu’aux artistes. Si je devais en choisir deux ce serait Vasarely (pour la recherche scientifique qui s’allie à l’artistique) et Magritte (dont les œuvres me parlent).

– Qu’est ce qui t’inspire?

L’humain d’abord, le corps humain, les émotions transmises par l’expression corporelle (grimaces, mimiques etc..). Le corps féminin ensuite.

– Quel conseil donnerais tu à un(e) jeune qui veut se lancer dans le street art?

Je ne me sens pas forcément légitime pour répondre à cette question. Je pense qu’un jeune devrait d’abord travailler pour lui _mettre ses tripes sur la table_ et pas pour un public dans un premier temps. Il ne faut surtout pas copier ou créer des choses pour correspondre à tel ou tel marché. Il ne faut surtout pas brader ses prix au début, ne pas hésiter à demander les tarifs aux autres artistes pour ne pas faire de la concurrence déloyale ni habituer les clients à des prix bas.

Crédit photo: ©fersen-sherkann

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